Le plan de désherbage

Le PDC : un outil de gestion et d’aménagement des espaces

Pourquoi un plan de désherbage ?

Le désherbage chimique des surfaces urbaines, du fait de leur constitution, présente de forts risques en termes de transfert des résidus de produits appliqués vers les eaux de surface.
– En ville, une grande majorité des revêtements sont imperméabilisés ;
– Le réseau de collecte des eaux pluviales, très développé, est connecté directement au cours d’eau ;
A ces facteurs s’en ajoutent d’autres :
– De nombreuses surfaces a priori perméables se comportent comme des surfaces imperméables dès qu’il pleut, du fait de leur pente ;
– Les applications de désherbants sur ces zones restent mal maîtrisées, et peuvent conduire à des surdosages, accentuant le risque de pollution par transfert des résidus vers le milieu naturel.

Ces différentes dimensions d’une même réalité font qu’une prise de conscience est aujourd’hui nécessaire si l’on veut enrayer la contamination des eaux de surfaces.

Pour cela, un outil a été créé : le Plan de Désherbage Communal. Son but est de mettre en évidence le risque de pollution lié à l’application de désherbants sur les espaces publics d’une commune, de faire le diagnostic des pratiques de désherbage et de proposer des solutions adaptées venant se substituer à l’emploi uniforme et systématique des herbicides chimiques.

Son acquisition doit s’accompagner d’un travail de réflexion et d’une remise en question de la part de la municipalité comme de ses services techniques :
Doit-on désherber partout ?
Quelle est la place de la végétation spontanée sur nos trottoirs ?

La mise en place du plan de désherbage communal s’inscrit dans une logique de développement durable à l’échelle locale, et de protection de notre environnement. C’est donc l’affaire de tous, et cela passe par une évolution des comportements et une implication des habitants dans la démarche.

La FREDON Limousin se propose d’apporter son soutien et son expertise auprès des collectivités désireuses de s’engager dans cette démarche.

Méthodologie

L’INVENTAIRE DES PRATIQUES DE LA COMMUNE :

Cette étape vise à déterminer globalement :

  • les surfaces désherbées et à décrire les pratiques de désherbage correspondantes,
  • les surfaces non désherbées.

Cet inventaire constitue le diagnostic initial aboutissant au bilan critique des pratiques de la commune. Il sert de référence afin de déterminer les objectifs en matière de désherbage et d’évaluer l’évolution des pratiques. Ce relevé aboutit à une première cartographie des surfaces désherbées et des non désherbées, sur laquelle sont reportés les points d’eau.
Lors de cette étape, un diagnostic complet est élaboré sur le stockage des produits phytosanitaires, les Equipements de Protection Individuel (EPI), la formation des agents, le matériel de pulvérisation,…

DEFINITION DES OBJECTIFS D’ENTRETIEN :

Sur la base du diagnostic initial, cette phase encourage les responsables communaux (élus et responsables des services techniques) à s’interroger sur la pertinence et l’intérêt ou non de désherber.

Elle est aussi l’occasion d’informer la population sur le projet et de créer un échange au travers :

  • de réunions,
  • de communications écrites,…

Elle comprend :

  • la définition des zones où le désherbage est nécessaire pour des raisons de sécurité, culturelles…
  • La mise en évidence des zones où le désherbage n’est pas nécessaire.
  • La mise en place de classes d’entretien
  • La sectorisation des espaces